Né en 1953, Stéphane Bordarier vit et travaille à Nîmes.

 

Son travail explore le rôle fondateur, originel, de la couleur en peinture. Nourri par les avant-gardes des années 60-70, autant que par la peinture à fresque italienne, Bordarier s’est manifesté par une pratique totalement originale dans le paysage contemporain. Son travail, qui allie la contrainte des procédures à une grande liberté d’exécution, est toujours déterminé par la recherche de ce qu’il nomme la « qualité de surface ». Après avoir développé sa syntaxe picturale en ne conservant pour peindre que le strict nécessaire – une forme, une couleur – Bordarier explore aujourd’hui les possibilités nouvelles que lui offre cette pratique économe. Son travail affirme radicalement l’actualité de la peinture.

Son œuvre, désormais reconnue, a été représentée  par la galerie Jean Fournier de 1987 à 2017. Elle a notamment bénéficié d’expositions monographiques au Musée Fabre de Montpellier en 2010, au Crac de Montbéliard et au Musée de Mulhouse en 1995, plus récemment au Mamco de Genève (2015), et dans de nombreuses galeries étrangères. Elle fait actuellement l’objet d’une exposition au Musée Fabre de Montpellier jusqu’au 29 aout 2021 : « Stéphane Bordarier – Une Collection ».

 

Pour plus d’informations : contact@galerie-etc.com

Inutile de souligner que la couleur demeure au cœur des interrogations et expérimentations de l’artiste. C’est à dire à quel point celles-ci reposent continuellement sur la vaste mémoire chromatique emmagasinée par Bordarier. Selon les scénarios retenus, les couleurs sont esseulées ou placées côte à côte, superposées ou différenciées, coalescentes ou disjointes, affirmant simultanément leur souveraineté tout en attirant l’attention sur les parties peintes. Si le vocabulaire et la grammaire semblent à première vue se résuer obstinément à un répertoire « limité », presque minimal dans son extrême économie de moyens, la syntaxe n’en demeure pas moins riche en expansions, le travail évoluant par convergences de données inédites juxtaposées à des recettes anciennes. Et si celles-ci peuvent réapparaitre le temps d’un tableau, leurs résurgences, aussi furtives soient-elles, circonscrivent la logique propre à la dynamique de l’oeuvre. Une dynamique où l’ici et le maintenant portent systématiquement la trace de l’ailleurs et de l’avant. Il y a toujours chez Bordarier la tentation et la tentative de retrouver une couleur ou une sensation lumineuse.

 

Erik Verhagen, 2010
Extrait de Stéphane Bordarier (cat. d’exposition), Montpellier, Musée Fabre / Actes Sud, 2010

 

La couleur ? Oui, mais en plongeant le pigment dans un mélange de colle et d’huile, qui ne lui laisse que peu de temps pour travailler, comme pour maintenir l’exercice de la peinture dans une tension, sinon une urgence. Le beau geste ? Oui, mais celui du technicien de surface, qui passe une raclette en caoutchouc sur le sol, comme pour tenir à distance cette sensualité. Armé du seul désir de peindre, Bordarier apprivoise la peinture comme le renard le Petit Prince. Tel un éducateur sévère, il apprend à renoncer aux charmes de la facilité. Elle lui enseigne en retour que la couleur, comme disait Jean Fournier, est toujours recommencée.

 

Sylvain Amic, 2010
Extrait de Stéphane Bordarier (cat. d’exposition), Montpellier, Musée Fabre / Actes Sud, 2010

Inutile de souligner que la couleur demeure au cœur des interrogations et expérimentations de l’artiste. C’est à dire à quel point celles-ci reposent continuellement sur la vaste mémoire chromatique emmagasinée par Bordarier. Selon les scénarios retenus, les couleurs sont esseulées ou placées côte à côte, superposées ou différenciées, coalescentes ou disjointes, affirmant simultanément leur souveraineté tout en attirant l’attention sur les parties peintes. Si le vocabulaire et la grammaire semblent à première vue se résuer obstinément à un répertoire « limité », presque minimal dans son extrême économie de moyens, la syntaxe n’en demeure pas moins riche en expansions, le travail évoluant par convergences de données inédites juxtaposées à des recettes anciennes. Et si celles-ci peuvent réapparaitre le temps d’un tableau, leurs résurgences, aussi furtives soient-elles, circonscrivent la logique propre à la dynamique de l’oeuvre. Une dynamique où l’ici et le maintenant portent systématiquement la trace de l’ailleurs et de l’avant. Il y a toujours chez Bordarier la tentation et la tentative de retrouver une couleur ou une sensation lumineuse.

 

Erik Verhagen, 2010, Extrait de Stéphane Bordarier (cat. d’exposition), Montpellier, Musée Fabre / Actes Sud, 2010

 

La couleur ? Oui, mais en plongeant le pigment dans un mélange de colle et d’huile, qui ne lui laisse que peu de temps pour travailler, comme pour maintenir l’exercice de la peinture dans une tension, sinon une urgence. Le beau geste ? Oui, mais celui du technicien de surface, qui passe une raclette en caoutchouc sur le sol, comme pour tenir à distance cette sensualité. Armé du seul désir de peindre, Bordarier apprivoise la peinture comme le renard le Petit Prince. Tel un éducateur sévère, il apprend à renoncer aux charmes de la facilité. Elle lui enseigne en retour que la couleur, comme disait Jean Fournier, est toujours recommencée.

 

Sylvain Amic, 2010, Extrait de Stéphane Bordarier (cat. d’exposition), Montpellier, Musée Fabre / Actes Sud, 2010