François Ristori est un artiste peintre français, né en 1936 à Eu (Seine-Maritime) et décédé à La Celle-Saint-Cloud (Île-de-France) en 2015.
François Ristori a façonné le paysage d’une certaine néo-avant-garde picturale en France au même titre que B.M.P.T, André Cadere, Bernard Joubert et Claude Rutault, notamment.
Son début de carrière revêt une intense activité ; alors qu’il n’a pas été invité à participer à la Biennale de Paris en 1969, Daniel Buren et Niele Toroni se retirent pour lui céder place. En 1971, Yvon Lambert lui propose une première exposition personnelle qui sera suivie en 1972 par la rétrospective Activité d’un bilan du même galériste (aux côtés de On Kawara, Brice Marden, Robert Ryman,..). Puis, il expose à Bruxelles et à New-York (1976), au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris (1977) et au “Coin du Miroir” (1979) qui deviendra le futur Consortium de Dijon. Parallèlement, son oeuvre fait l’objet de comptes-rendus dans les revues telles que Artitudes, Flash Art ou Combat.
Si son travail n’a pas atteint une reconnaissance à la mesure de son intérêt, il a toutefois incontestablement marqué l’histoire de l’art des années 1960-1970 qui a vu certains peintres faire de leur refus une pratique.
Ainsi, à l’aide d’un protocole écrit immuable, il décline les “traces-formes” (un ensemble de signes neutres dénués de tout affect) qui s’autogénèrent et se multiplient sur des supports différents, dans le lieu et l’espace qui les abritent.
Par son irrévérence et son audace – typique de l’anticonformisme des années 1960-1970 – le travail de François Ristori représente une démarche pertinente et singulière qui suscite une réflexion sur l’acte de peindre dans (et en dehors) du champ de l’art.
Pierre Belloni